Hold’hem – Omaha

Il n’aura échappé à personne que le jeu d’Omaha se joue à quatre cartes cachées au lieu de deux comme pratiqué classiquement au Texas Hold’hem. La combinaison finale utilise les deux meilleures cartes des quatre cartes cachées.

Sur une table de six joueurs par exemple, il n’y aura que six combinaisons de mains possibles au Texas tandis qu’en jouant en Omaha, trente-six combinaisons sont possibles rendues possibles par le fait que le joueur va utiliser deux de ses quatre cartes cachées.

Meilleures mains

Quand un joueur de Omaha relance, tout spécialement à la fin, il a de très bonnes chances d’avoir la meilleure main contrairement au Hold’hem où la part de bluff est plus élevée. Par exemple, quand trois cartes d’une même couleur apparaissent sur le tapis et qu’un joueur surrelance, il est très probable que ce joueur ait la couleur max.

Le bluff

Comme indiqué précédemment, le bluff est moins important en Omaha qu’en Hold’hem. La raison vient principalement du fait qu’en raison du nombre beaucoup plus élevé de combinaisons adverses possibles, le bluff devient plus risqué. La lecture du board n’en est ainsi que plus importante.

Mains de départ

Du fait du nombre accru de combinaisons possibles, vous allez jouer un plus grand range de mains de départ. Vous pourrez jouer plus large préflop si vous comprenez bien tous les rudiments du jeu et posséder un bonne lecture du jeu postflop (une fois les trois premières cartes communes découvertes).

Mains à tirage

Les mains à tirage sont un facteur important du jeu en Omaha Pot Limit. Mais il est essentiel de chercher les tirages max car il arrive plus souvent que ce que les débutants pensent de tomber sur un tirage supérieur adverse. Alors que les cas de deux couleurs simultanés sont rarissimes au hold’hem lorsque trois cartes d’une même couleur sont sur le tapis, il est en revanche très fréquent de voir deux couleurs dans les mêmes circonstances en Omaha.

Autre exemple : sur un flop V-6-7, vous avez 8-5 en main, votre tirage suite est plutôt faible car il y a une probabilité non négligeable que quelqu’un d’autre ait 8-10 en main qui pourrait vous mettre en très grave difficulté en fin de tour si le 9 venait à tomber.

Volatilité

Le Omaha Pot Limit est plus volatil que le Hold’hem (nous ne vous parlons même pas des rares cas où le Omaha se joue en No Limit). Il arrive un certain nombre de cas où deux joueurs se retrouvent mathématiquement en position de mettre tout leurs jetons dans le pot qui sont en quelque sorte des coin flip postflop. Et les situations de mains vraiment dominantes avec des probabilités du type 80/20 sont bien plus rares en Omaha. En règle générale, on se retrouvera content d’avoir un coup avec une probabilité de 60/40, ce qui bien évidemment augmente sérieusement la volatilité du jeu, malgré le fait de jouer un  jeu optimal. Les as préflop sont beaucoup moins puissants en Omaha qu’en Hold’hem, même s’ils sont une excellente main de départ.

Les tirages runner runner

Alors qu’ils sont relativement marginal en Hold’hem, ne représentant qu’environ 5% de chances de gagner, ils sont plus important en Omaha car ils viennent souvent en complément d’une main principale. Par exemple, un brelan floppé avec un tirage runner runner couleur max car il peut permettre d’améliorer votre main même si vous ratez votre full. Il arrive aussi que deux tirages runner runner soient possibles. Dans ce cas, la possibilité de toucher l’une des cartes complémentaires est d’environ de 10% ce qui est appréciable dans un jeu à forte volatilité comme celui-ci.

Cotes induites

En ayant les nuts sur la rivière et en misant une grosse mise, il est fréquent de ne pas être suivi car l’adversaire se doute souvent que vous relancez avec la main la plus fortes. Le calcul des cotes induites est donc différent de celui pratiqué en Hold’hem car parce que le bluff est évident, un joueur correct abandonnera souvent s’il n’a pas la meilleure main à la rivière. En revanche, il peut parfois y avoir une belle opportunité pour piéger les joueurs réguliers de Hold’hem avec les nuts car certains ont souvent tendance à surestimer leurs mains lorsqu’ils passent en Omaha.

NB : Il faut souvent relancer au niveau du pot lorsque vous avez un brelan max au flop car il faut faire payer cher les tirages et ne pas hésiter à abandonner si les mauvaises cartes tombent par la suite. Sous-jouer doit ainsi quasiment toujours être à proscrire dans ce jeu.

AdminHold’hem – Omaha

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